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Ondulia, la presse en parle ...

La Gazette Ariégeoise économie - Energies renouvelables
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  • 22/01/2016
  • La SHEMA pense à l’hydrogène

     

    Ondulia, le groupe qui contrôle la Société Hydro-Electrique de la Moyenne Ariège (SHEMA), vient d’achever un très gros pro-gramme de rénovation de ses centrales ariégeoises. Et 2016 devrait être une année de diversification, avec le développement d’une activité autour de l’hydrogène.

     

     

    “Rendez-vous compte, les groupes de production dataient de 1918 !” Lilian Cantos, le directeur de la SHEMA, a vite trouvé l’angle d’attaque pour souligner l’importance du chantier qui a occupé l’entreprise depuis 2012. A l’origine installées pour subvenir aux besoins de l’usine de Pamiers, il y a quasiment un siècle, les quatre centrales hydroélectriques de Guilhot (Bénagues), Las Mijeannes (Rieux-de-Pelleport), Las Rives (Varilhes) et Crampagna ont été rénovées de fond en comble par les actuels propriétaires. 

     

    Toutes quatre posées sur des canaux de dérivation le long de l’Ariège, elles sont véritablement entrées dans le XXIe siècle : “Ces travaux ont représenté, pour nous, un investissement de 12 millions d’euros, indique M. Cantos, et ce sont à 80 % des entreprises ariégeoises qui ont œuvré. Cette rénovation nous met quasiment au niveau des standards d’EDF. En optimisant véritablement la ressource hydraulique, nous avons augmenté notre capacité de production de 33 GWh à 48 GWh. Pour bien se représenter la chose, nous sommes passés de la consommation de 10.000 habitants à celle de 14.000 habitants”.

    Outre les usines, le chantier aura également vu la rénovation des barrages et des passes à poissons – “il y a trois ou quatre mois, on a même trouvé un saumon dans notre passe à poissons !” L’ensemble est désormais doublement certifié ISO, en termes de qualité et d’environnement.

    Mais la SHEMA ne va pas en rester là. Dans les cartons, le déplacement du siège pour bâtir 500 m2 de locaux, toujours à Bénagues ou non loin de là. “Ceci pour développer de nouvelles activités, indique le responsable de la société. Comme par exemple Energy Store, quelque chose d’unique en France : depuis peu, nous avons loué un local zone de Pic à Pamiers, pour proposer l’achat et la vente de matériel d’occasion concernant les énergies renouvelables”. La dynamique autour de ce concept devrait se traduire par la construction, courant 2017, d’un bâtiment de 1000 m2 où seraient stockés générateurs, transfos, verrins, turbines… (1)

     

     

    Electrolyse 

     

     

    Mais le gros projet du groupe Ondulia, qui intéresse l’Ariège et la SHEMA, c’est développer une activité de production et de distribution d’hydrogène à destination de véhicules.

    “Logique, considère Lilian Cantos. Nous avons de l’eau, et de l’électricité. Qu’obtient-on par électrolyse de l’eau ? de l’hydrogène…” La société H2 Impulsion, fililale d’Ondulia, vise donc la mise en place sur le site hydroélectrique de Rieux-de-Pelleport d’un électrolyseur pour la production d’hydrogène, et d’une station de distribution pour alimenter, dans un premier temps, une flotte de véhicules à pile à combustible. “Ce projet fait partie d’un programme transfrontalier qui vise à établir un corridor hydrogène entre l’Espagne et la France via l’Andorre”, précise M. Cantos.

    A l’étude au niveau européen sous le label “Poctefa”, le dossier relierait Saragosse à Rodez et proposerait six stations hydrogène (certaines sont déjà en place) de façon à sécuriser cette mobilité alternative qu’est le véhicule à pile à combustible – lequel n’émet pas de gaz à effet de serre.

     

    L’Europe doit rendre son verdict à la mi-mai, et Ondulia espère ainsi pouvoir entamer son programme de recherche, long de trois années, et qui doit permettre d’éprouver les considérations budgétaires et technologiques. Les cinq véhicules seront achetés par l’entreprise, puis loués à des clients de type Poste ou collectivités locales – “rouler avec un véhicule électrique équipé d’un prolongateur à l’hdyrogène, c’est doubler l’autonomie”.

    Ainsi la vallée de l’Ariège pourrait-elle s’inscrire sur une route européenne “H2” déjà avancée en Europe du Nord. Mieux encore, le cœur de l’Ariège serait repéré à la fois comme un point de distribution et un point de production d’hydrogène en lien avec l’hydraulique, tout comme plus au sud le projet andorran.

     

     

    A. C.

     

    (1) le site Internet www.energy-store.fr est déjà en place

     

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